Un projet de loi modifiant la Loi sur la citoyenneté est entrée en vigueur le 17 avril 2009. Les nouvelles dispositions ainsi adoptées accordent la citoyenneté à certaines personnes qui l’avaient perdue et à d’autres qui sont reconnues comme citoyens pour la première fois.
La citoyenneté est automatique et rétroactive à partir de la date de la naissance ou de la perte, selon le cas. Ces personnes n’ont pas à faire la demande pour la citoyenneté, mais pourraient devoir demander un certificat prouvant leur citoyenneté. Les personnes qui sont citoyens canadiens au moment où les dispositions prennent effet gardent leur citoyenneté.
Pour en savoir plus au sujet des nouvelles dispositions sur la citoyenneté :
Les dispositions accordent à nouveau la citoyenneté à des personnes qui :
Elles réintègrent également dans la citoyenneté les personnes qui :
De plus, les dispositions accordent la citoyenneté à certaines personnes qui n’ont jamais eu la citoyenneté. Il s’agit des personnes qui :
Certaines personnes n’ont pas obtenu la citoyenneté à l’entrée en vigueur des dispositions. Il s’agit des personnes qui :
En vertu des règles anciennes, il était possible pour les Canadiens de transmettre indéfiniment leur citoyenneté aux générations successives nées à l’étranger. Afin de préserver la valeur de la citoyenneté canadienne à l’avenir, les nouvelles règles limitent, à quelques exceptions près, la transmission de la citoyenneté par filiation à la première génération née à l’étranger.
Cela signifie que les enfants de la première génération qui sont nés à l’étranger de parents canadiens n’obtiendront la citoyenneté canadienne à la naissance que si :
Ces restrictions peuvent également toucher les enfants adoptés par des parents canadiens à l’étranger, selon la façon dont ces enfants ont obtenu ou obtiendront leur citoyenneté canadienne. Pour de plus amples renseignements, consultez la section Modifications à la Loi sur la citoyenneté et adoption.
Tous les enfants nés d’un parent canadien qui travaille à l’étranger pour les gouvernements fédéral ou provinciaux canadiens ou qui est au service, à l’étranger, des Forces canadiennes seront Canadiens, peu importe la génération dans laquelle ils sont nés à l’étranger*.
Mais il est important de noter que ces enfants, comme tout autre Canadien né à l’étranger, ne pourront pas automatiquement transmettre leur citoyenneté à leurs enfants nés à l’étranger.
En d’autres mots, si les enfants d’un diplomate ou d’un militaire ont eux‑mêmes des enfants à l’étranger, ces enfants (les petits‑enfants du diplomate ou du militaire) ne seront pas Canadiens, à moins :
*Cette exception ne s’applique pas aux Canadiens employés en tant que personnel recruté sur place.
Les scénarios ci-dessous indiquent l’incidence des modifications sur un enfant né à l’étranger d’un parent canadien à compter du 17 avril 2009.
1) Jackie est née au Canada. Pendant son séjour à l’étranger, elle donne naissance à une fille, Angela. Le père d’Angela n’est pas citoyen canadien. Angela appartient à la première génération d’enfants nés à l’étranger et est citoyenne canadienne à la naissance. Jackie et Angela reviennent au Canada. Pendant ses études universitaires à l’étranger, Angela donne naissance à un fils, Édouard. Le père d’Édouard n’est pas citoyen canadien. Édouard n’est pas citoyen canadien. Angela peut présenter une demande de parrainage pour Édouard afin qu’il puisse immigrer au Canada en tant que résident permanent (si elle a l’intention de revenir au Canada). Si son fils obtient la résidence permanente, Angela peut demander immédiatement la citoyenneté en son nom.
* Si Angela revient au Canada pour donner naissance à son fils, Édouard, celui-ci sera automatiquement citoyen canadien en raison de sa naissance au Canada.
2) Sarah est née au Canada. Pendant son séjour à l’étranger, elle donne naissance à une fille, Jessica. Le père de Jessica est aussi citoyen canadien. Jessica appartient à la première génération d’enfants nés à l’étranger et est citoyenne canadienne à la naissance. Sarah et Jessica continuent de vivre à l’étranger. Plusieurs années plus tard, et peu après avoir commencé à travailler dans le secteur privé à l’étranger, Jessica donne naissance à une fille, Chelsea, avec son conjoint, Sam. Sam a immigré au Canada et été naturalisé (il a obtenu la citoyenneté par attribution) trois ans plus tôt. Chelsea appartient à la première génération d’enfants nés à l’étranger et est citoyenne canadienne à la naissance. Chelsea continue de vivre à l’étranger et donne plus tard naissance à un fils prénommé Pierre. Le père de Pierre n’est pas citoyen canadien. Pierre n’est donc pas citoyen canadien.
*Si Chelsea revient au Canada pour donner naissance à son fils, Pierre, celui-ci sera automatiquement citoyen canadien en raison de sa naissance au Canada.
Renseignez-vous sur d’autres exemples de personnes affectées par les nouvelles dispositions.
Dans la plupart des cas, les personnes qui sont nées au Canada peuvent utiliser, comme preuve de leur citoyenneté canadienne, le certificat de naissance délivré par les autorités provinciales ou territoriales. Les personnes qui sont nées au Canada, qui ont perdu leur citoyenneté et qui ont été réintégrées dans la citoyenneté ou qui le seront en vertu des nouvelles dispositions législatives devraient pouvoir utiliser leur certificat de naissance comme preuve de leur citoyenneté canadienne.
Les personnes nées à l’extérieur du Canada doivent obtenir un certificat de citoyenneté pour prouver qu’elles ont la citoyenneté canadienne. Découvrez comment faire une demande de certificat de citoyenneté.