Bien des gens au Canada considèrent qu’il
faut deux revenus pour élever une famille,
même si les couples ont de nos jours moins
d’enfants. La plupart des mères occupent un
emploi à l’extérieur de la maison et, dans
bien des familles, les deux parents partagent
les tâches associées aux achats, à la préparation
des repas, au ménage et aux soins des
enfants. Comme le divorce est plus répandu,
on compte au Canada nombre de familles
monoparentales. La plupart des parents qui
élèvent seuls leurs enfants sont des femmes.
Il arrive aussi que deux personnes du même
sexe élèvent des enfants.
Le droit canadien considère le mariage comme un accord ou un contrat à caractère juridique, conclu entre deux personnes. Les conjoints mariés sont considérés comme des partenaires égaux. Les lois régissant le mariage s’appliquent à tous les citoyens canadiens et résidents permanents. Bien des couples non mariés cohabitent. Dans la plupart des provinces, les couples non mariés qui cohabitent depuis un certain temps sont considérés comme des conjoints de fait au sens de la loi.
Pour parler de l’autre, ils peuvent dire « mon mari », « ma femme » ou simplement « mon conjoint » ou « ma conjointe ».
L’un ou l’autre partenaire peut demander le divorce. Habituellement, le tribunal accède à une telle demande si les deux personnes ont convenu de mettre un terme à leur mariage. Le divorce sera également autorisé si un des conjoints a été victime de cruauté, d’adultère ou d’une injustice semblable.
La régulation des naissances est très répandue et relève d’un choix personnel. Les femmes peuvent se faire prescrire un contraceptif oral par un médecin. Les ministères provinciaux de la Santé, les bureaux de santé publique et les cliniques médicales offrent des renseignements sur la planification familiale. L’avortement est légal, mais ne peut être pratiqué que par un médecin.
En général, lorsque les enfants arrivent au Canada, ils se familiarisent rapidement avec le mode de vie canadien par leurs contacts à l’école, la télévision, les films et la musique. S’ils doivent apprendre le français ou l’anglais, ils le font souvent assez rapidement.
Leurs parents découvrent le mode de vie canadien de manière différente, en cherchant un logement et du travail. Il se peut qu’eux aussi aient à apprendre le français ou l’anglais, mais souvent, ils mettent plus de temps que leurs enfants pour y arriver.
Si vous avez des enfants, vous savez que vous
ne voyez pas le monde exactement de la
même manière qu’eux parce que vous êtes
plus âgé et que vous avez une expérience de
la vie plus étendue. Après avoir immigré au
Canada, toutefois, vous constaterez peut-être
que ces écarts se creusent parce que vous ne
vivrez pas les mêmes expériences que vos
enfants. Ces différences influent sur le comportement
de tous les membres de la famille
et peuvent créer des tensions entre parents
et enfants.
Le fait de discuter de ces problèmes avec des enseignants, des médecins, des travailleurs de la santé publique, des travailleurs sociaux, des responsables de l’établissement au Canada et des parents et amis déjà installés au Canada vous aidera, ainsi que vos enfants, à comprendre les expériences que vous vivez et à faire les bons choix pour l’avenir.
Au Canada, les jeunes qui commettent un acte criminel en sont tenus responsables. Ils ne sont toutefois pas traités de la même façon que les délinquants adultes parce qu’ils n’ont peut-être pas, à propos de leur geste, la même perception qu’en aurait un adulte. Ils sont aussi plus susceptibles que les adultes d’être remis dans le droit chemin et de devenir des citoyens respectueux des lois. C’est la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents qui s’applique aux jeunes délinquants.
Il se peut que certaines normes en matière de comportement en public au Canada vous paraissent plus conservatrices que ce à quoi vous êtes habitué, alors que d’autres vous semblent plus libérales. Par exemple, les Canadiens peuvent sembler impersonnels et froids aux yeux de certains immigrants, mais trop chaleureux pour d’autres.
Bien des comportements sont régis par l’usage social et non par les lois. Certaines traditions sont bien ancrées et sont imposées avec politesse mais fermeté. Par exemple :
Conseil >
Si vous avez des questions à propos
des conventions sociales ou des coutumes,
posez-les à l’organisme local d’aide aux
immigrants ou, si vous êtes jumelé à une
famille canadienne dans le cadre du Programme
d’accueil, aux membres de cette famille.
Voici certaines lois que vous devriez connaître :
Il peut être très pratique de savoir comment vous comporter et à quoi vous attendre lorsque vous vous adressez à des fonctionnaires et aux représentants de l’autorité. Habituellement, il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs. Sauf en ce qui concerne la loi, la plupart des Canadiens ne vous reprocheront pas de manquer aux conventions. Les fonctionnaires qui savent que vous êtes un nouveau venu excuseront votre manque de connaissance quant à la façon de faire canadienne.
Au Canada, l’autorité d’une personne dépend de son poste et de ses responsabilités. Les femmes occupent le même genre de fonctions que les hommes et jouissent de la même autorité. L’autorité ne dépend pas du nom, du prestige, du rang social ou du sexe.
Habituellement, les fonctionnaires vous traiteront d’une façon polie, mais impersonnelle. Ils suivent les règles; ils ne les établissent pas. Ils ne voudront ou ne pourront peut-être pas s’intéresser personnellement à votre situation. Ne répliquez pas avec émotivité ou comme si l’on vous menaçait dans votre intégrité. N’essayez jamais d’acheter les services d’un fonctionnaire.
L’offre d’argent ainsi que toute autre forme de corruption sont illégales et sont révoltantes aux yeux de la majorité des Canadiens.
Les policiers, hommes ou femmes, font partie
de la collectivité et doivent rendre compte au
public. Ils sont formés pour servir et protéger
le public, y compris vous-même. Ils agissent
selon des règlements rigoureux et suivent des
méthodes bien établies. Les Canadiens
exigent honnêteté et impartialité de la part
de la police.
Appeler la police : Dans la plupart des villes et localités, il existe un numéro d’urgence permettant d’appeler la police. Composez ce numéro si vous-même ou quelqu’un d’autre êtes blessé ou en danger ou si vous êtes témoin d’un crime. Dans la plupart des régions canadiennes, le numéro d’urgence est le 911. Ces numéros sont toujours indiqués au début des annuaires téléphoniques.
Que faire si un policier vous questionne?
Que faire si un policier vous arrête?